C’est en 1932 que la Villa Cavrois fut conçu par Paul Cavrois. Au sortir de la Première Guerre mondiale qui a détruit une bonne partie de la région, Paul Cavrois (1890-1965), industriel prospère, épouse en 1919 la veuve de son frère, tué à la guerre. A eux deux, Paul et Lucie Cavrois ont 7 enfants de 2 à 14 ans et ils décident donc de faire construire une maison disposant du meilleur confort de l’époque. Paul commande d’abord un projet à l’architecte régionaliste Jacques Greber mais il découvre, lors de l’Exposition des Arts décoratifs de 1925 à Paris, les propositions cubistes de l’architecte Robert Mallet-Stevens (1886-1945).

A cette époque, c’est déjà un architecte reconnu. Il a construit des bâtiments emblématiques comme la Villa Noailles à Hyères ou les immeubles parisiens situés rue Mallet Stevens. Air, lumière, travail, sport, hygiène, confort… c’est une demeure pour une famille nombreuse, mais surtout une oeuvre d’art totale qu’imagine l’architecte pour la famille Cavrois.

UNE DISTRIBUTION CLASSIQUE

Si la villa Carvois présente des matériaux, un aspect extérieur, un confort intérieur et un vocabulaire décoratif résolument modernes, elle reste, en ce qui concerne son organisation spatiale, une « demeure
de campagne » héritée des XVIIe et XVIIIe siècle. Ce « château moderne » s’organise en effet autour d’un vestibule qui s’ouvre sur un vaste salon dont la baie vitrée permet de profiter du jardin et du miroir d’eau. De part et d’autre de cet axe majeur, on trouve, très classiquement, les appartements des parents, des enfants et des domestiques, complétés par 2 salles à manger (parents-enfants).

Article complet sur la Villa Cavrois dans Maisons à Vivre n°36