Indispensable pour éclairer les habitations, la bougie a une longue histoire derrière elle. Trois mille ans avant Jésus-Christ, elle est déjà connue en Grèce et en Egypte et un chandelier a même été découvert dans la tombe de Toutankhamon. Au XIVe siècle se crée, en France, une corporation des chandeliers-ciriers- huiliers rangée sous la bannière de Saint-Nicolas. Dans la langue française apparaît alors le mot « bougie » tiré de Bedjaia, transcription en arabe du mot kabyle, Bgayet. Il s’agit du nom d’une ville maritime d’Algérie, en Kabylie (actuellement Béjaia), qui fournissait la majeure partie de la cire utilisée dans la fabrication des bougies.

Une lente évolution

Telle que nous la connaissons, la bougie se différencie de la chandelle par l’utilisation de la cire et d’une mèche en coton tressé… Une invention qui révolutionna la vie quotidienne ! Huile et suif utilisés pour les chandelles ne sentaient pas très bon, n’éclairaient pas beaucoup et nécessitaient des soins constants entre remplissage et mouchage. Les plus riches utilisaient donc des bougies en cire d’abeille. Elles éclairaient mieux que les chandelles, fumaient moins et ne sentaient rien. Leur fabrication était réglementée, longue et très technique. La cire fondue, puis filtrée, était étendue en fines tiges, au soleil. Cette étape permettait également de faire perdre la couleur jaunâtre à la cire. Elle était ensuite refondue dans un chaudron, versée sur des mèches et les bougies encore tièdes étaient alors mises en forme.

Le saviez-vous ?

La coutume qui consiste à allumer des bougies sur un gâteau a commencé avec les Grecs. La croyance populaire attribue aux bougies d’anniversaire le pouvoir magique d’exaucer les souhaits, de protéger des démons…

Article complet sur les bougies dans Maisons à Vivre Campagne n°99