Dans cette imprimerie du XVIII eme siècle, l’ architecte d’intérieur Julie McIvor, a laissé libre cours à son savoir faire pour créer un loft lumineux et agréable, tout en respectant l’esprit du lieu.

Imaginez un grand parallélépipède de 15 x 5m, éclairé de manière zénithale par une verrière installée dans le pignon. Une coursive, permettait aux employés de bureau de travailler à l’étage et à la lumière. Remaniée au XIX eme siècle, le bâtiment fut réhabilité avec une structure en métal, typique du style Effel. Dans cet immense volume, fonctionna jusque dans les années 80, une imprimerie. Lorsque l’architecte d’intérieur Julie découvrir cet espace, encore encombré de machines et de détritus, elle fut immédiatement séduite par la poutraison métallique et l’aspect très industriel de l’endroit.

UN ESPACE DE VIE BIEN PENSÉ
Pour la décoratrice, l’idée directrice a été, dans la mesure du possible, la conservation des volumes et de la structure initiale… Voir l’accentuation de cette ambiance industrielle ! Pour cela, loin de cloisonner l’espace, l’architecte d’intérieur Julie à gardé la poutraison qu’elle a complètement restauré, vitré le pignon et créé des fenêtres de toit pour obtenir une lumière naturelle et généreuse. Par contre, pour se protéger d’un vis-à-vis très proche, elle a opté, tant pour les fenêtres de toit que pour le pignon pour des vitrages réfléchissants qui empêchent le regard de pénétrer à l’intérieur de l’appartement tout en protégeant de la chaleur rayonnante. Pour une circulation simple et pratique à l’étage, la coursive qui était en très mauvais état, a été totalement démontée. Construite légèrement plus haut pour laisser un rez de chaussée très ouvert, une galerie cours désormais sur toute la périphérie du bâtiment. Toujours dans l’optique d’alléger au maximum le volume, l’architecte d’intérieur a choisi de dissimuler les deux grosses poutres qui soutiennent cette passerelle et d’en faire les montants de la bibliothèque.

ASTUCES
Pour séparer visuellement l’espace sans toucher au volume, Julie a crée une cuisine et une salle à manger légèrement surélevée par rapport au salon. Sur cette estrade en wengé, sous laquelle sont installées toutes les gaines de chauffage et les arrivées d’eau, elle a construit un îlot central, monté sur roulettes, avec un plan de travail en granite… Roulettes juste pour le plaisir ? Pas du tout ! La mobilité de ce cube, permet au choix de l’utiliser comme table d’appoint lorsqu’il est près de la table de salle à manger, ou de le rapprocher du plan de travail de la cuisine pour former un grand L et cuisiner en famille. Si les meubles de cuisine, en mélaminé imitation bois, sont très simples, l’utilisation de plans de travail en granite sombre apporte une touche déco tout en accentuant l’aspect brut et industriel de l’ensemble.

Reportage de l’architecte d’intérieur Julie McIvor dans Maison à Vivre n°30