Dans son atelier de Montreuil, près de Paris, Céline Wright imagine, dessine et construit des lampes toute blanches, à l’extraordinaire légèreté.

Face à la notoriété internationale de la jeune femme, on imagine une petite usine, des procédés de fabrications et des chaines de productions automatisés… Et l’on se retrouve dans un atelier à l’ancienne, une usine de traitement des peaux, en briques rouges, construite à la fin du XIXème. Passé la porte, l’ambiance est diaphane, avec des suspensions qui sèchent en différentes strates,è accrochées au plafond de l’atelier.  J’ai toujours aimé le papier pour sa légèreté, sa transparence. J’ai passé une partie de mon enfance au Japon où mon père était directeur d’une école de langue. Ma mère, qui est dessinatrice textile, m’emmenait sur les marchés aux puces où nous dénichions d’extraordinaires papiers de riz que je collectionnais avec passion. Une fois rentrée en France, Céline fait ses études artistiques à l’Ecole Dupéret…Et puis j’ai rencontré mon amoureux, Franck, qui travaillait avec Pascal Mourgues, le designer… Tous les deux, m’ont beaucoup encouragée et surtout, ils m’ont fait découvrir le travail du grillage, du plâtre. Ma première sculpture ça été les cocons ! Deux formes organiques qui posées l’une sur l’autre créent ce cocon tout doux… Oublié le plâtre, bienvenue au papier pour ces œuvres, à cheval entre sculpture et lumière.
Dans l’atelier, Frediane, Florika et Emma semblent perpétuer des gestes ancestraux. Les longues bandes de papier blanc sont collées une à une sur une structure en résine. Il y a avant tout le dessin, je crayonne toujours et partout, je cherche de nouvelles formes, j’imagine de nouveaux assemblages. Une fois le dessin abouti, je passe au volume… Après le grillage, qui finalement est assez compliqué à manipuler, je me suis attaquée à la mousse. Avec ce matériau, on peut ajouter ou enlever de la matière à volonté, sans que techniquement,  l’ensemble de la sculpture n’en pâtisse. Explique Céline. Une fois la forme aboutie, comme dans la sculpture la plus classique, elle est moulée, ici en résine, pour créer le support. Grandes voiles, gigantesques cocons, montgolfières, globes et autres points de suspension sont alors façonnés à l’atelier. A côté de ces luminaires monumentaux que l’on retrouve aux quatre coins du monde dans le hall des plus grands hôtels ou dans d’immenses villas, Céline aime miniaturiser ses créations.  

Vous pouvez découvrir le travail de Céline Wrigth dans sa boutique parisienne : 56 Rue Saint-Louis en l’Île, 75004 Paris.  – Tel : 01 42 87 99 48 Mais aussi sur son site de vente en ligne www.celinewright.com

 

Article complet sur le portrait de Céline Wright à retrouver dans le magazine de Maisons à vivre N°28